Message du président du conseil d’administration

L’exercice 2016-2017 marque le 10e anniversaire de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC). À ce moment charnière, la CSMC fait le point sur ses réalisations des 10 dernières années tout en se préparant à relever les nouveaux
défis que Santé Canada
lui a confiés.

Au cours des derniers mois de 2016, la CSMC a uni ses efforts à ceux d’autres organisations en santé mentale pour faire ressortir l’importance du financement à ce secteur. Sa lettre ouverte conjointe avec l’Association canadienne pour la santé mentale et le Centre de toxicomanie et de santé mentale a capté l’attention des médias de partout au pays. Par ailleurs, les efforts à l’appui des paiements de transferts ciblés dans l’accord sur la santé, comme les éditoriaux inspirants de Louise Bradley dans le Hill Times et l’Ottawa Citizen sont le présage des progrès remarquables qui pointent à l’horizon.

La question n’est désormais plus de savoir si nous devrions financer la santé mentale, mais bien ces fonds devraient être versés. Dans son rôle de partenaire de confiance auprès de tous les échelons du gouvernement, la CSMC a fait ressortir l’importance d’investir dans les programmes et les initiatives qui reposent sur des données probantes qui produisent de meilleurs résultats pour la santé mentale et permettent aux gouvernements de récupérer une partie de leurs investissements. La couverture médiatique nationale du rapport phare de la CSMC en 2017, Faire valoir les arguments en faveur des investissements dans le système de santé mentale du Canada à l’aide de considérations économiques, montre que notre rôle de bâtisseur de ponts entre la recherche et l’application est essentiel.

C’est précisément le thème du rapport de cette année : Bâtir des ponts. La CSMC s’est mobilisée pour tisser de solides relations avec le gouvernement fédéral et avec celui de l’ensemble des provinces et des territoires pour favoriser l’échange des connaissances, partager des pratiques exemplaires et insister sur le fait que les décideurs, à tous les échelons, doivent manifester un soutien inébranlable envers la santé mentale.

Nous applaudissons le dévouement dont fait preuve le gouvernement du Canada afin de bâtir une relation de nation à nation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Pour répondre aux besoins urgents des peuples autochtones sur le plan du bien-être, nous devons commencer par revoir l’histoire en nous rappelant que leurs cultures, leurs liens de parenté et leurs liens avec la terre ont été fortement endommagés par les politiques d’assimilation.

À la CSMC, nous avons entrepris un parcours vers la réconciliation pour devenir un meilleur partenaire des peuples autochtones et être davantage à leur écoute. Un élément fondamental de cet effort consiste à développer les compétences culturelles dans notre organisation. Nous nous faisons l’écho des enjeux qui touchent les Autochtones en nous assurant que leurs collectivités sont bien représentées à notre conseil d’administration. En 2016, nous avons doublé le nombre de membres autochtones tout en réduisant la taille du conseil d’administration.

Sur une note plus personnelle, je comprends que les priorités concurrentes obligent les représentants élus et leurs conseillers politiques à faire des choix difficiles. C’est précisément pour cette raison que la CSMC va de porte en porte et qu’elle participe aux réunions des groupes de travail et des comités parlementaires sur la santé mentale afin de solidifier la volonté politique qui mènera à la création d’un système de santé mentale plus adapté,
souple et coordonné.

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L’honorable Michael Wilson, C.P., C.C.
Président du conseil d’administration, Commission de la santé mentale du Canada