Réconciliation

En juin 2015, la Commission de vérité et de réconciliation a publié 94 appels à l’action dans son rapport définitif. La CSMC s’est engagée à déployer les efforts nécessaires pour mener à bien certaines de ces recommandations.

Son équipe de direction a décidé de fournir aux employés et aux administrateurs les outils et les connaissances nécessaires pour cheminer vers la réconciliation,
tant sur le plan personnel que professionnel.

Ainsi, tous les membres du personnel, de la direction et du conseil d’administration ont dû participer à un atelier sur la réconciliation par le dialogue animé par Réconciliation Canada.

Ces dialogues qui ont eu lieu en 2016-2017 ont permis à la CSMC de réorienter la façon dont elle collabore avec ses partenaires autochtones. La CSMC souhaite faire preuve d’humilité culturelle dans ses propos et ses gestes. Pour y parvenir, elle doit faire équipe avec les communautés pour co-créer des solutions afin de répondre aux besoins urgents des peuples autochtones en matière de bien-être mental.

Par ce processus, la CSMC reconnaît l’importance de jouer un rôle en arrière-plan. Plusieurs de nos programmes ont connu un grand succès parce que nous avons su gagner la confiance des gens, des communautés et des organisations.

À ce titre, mentionnons le programme LA TÊTE HAUTE pour les jeunes et ses sommets de lutte contre la stigmatisation, conçus en partenariat avec les communautés métisses et des Premières Nations.

LA TÊTE HAUTE aide la présente génération de jeunes Autochtones à s’épanouir en vivant entre deux mondes. Elle met en valeur leurs forces tout en leur offrant un important véhicule de changement social pour qu’ils constatent que leurs voix sont importantes et qu’elles sont entendues.

Le sommet inaugural LA TÊTE HAUTE pour les jeunes issus des communautés des Premières Nations, des Métis et des milieux ruraux a eu lieu à l’Université Mount Royal à Calgary, en Alberta, le 4 octobre 2016. Deux autres sommets ont été organisés au cours de l’exercice 2016-2017. Ils ont permis à 500 étudiants en provenance de 24 Premières Nations de réaliser des projets sur le bien-être mental dans leurs communautés. Parce qu’elles ont été invitées à prendre part au développement du programme, les collectivités autochtones affirment qu’il reflète véritablement leur identité, leur culture et leur spiritualité.

Des organisations nationales s’adressent à la CSMC pour savoir comment progresser vers la réconciliation. Même s’il lui reste encore beaucoup de chemin à faire, la CSMC est fière et touchée de partager avec humilité ses apprentissages avec ceux et celles qui débutent leur parcours.

« Nous écoutons leurs idées et les aidons à se réapproprier leur identité culturelle. Les jeunes sont déterminés à briser le cycle. » – Shane Wells, conseiller scolaire, École secondaire Kainai qui parle de l’impact du sommet inaugural LA TÊTE HAUTE

Ce type d’effort communautaire est au cœur des cours de Premiers soins en santé mentale (PSSM) pour les Premières Nations et les Inuits. Le contenu des cours a été élaboré en partenariat avec des communautés établies en milieu éloigné et urbain. L’objectif est d’habiliter les communautés en identifiant et en célébrant les cercles de soutien tout en reconnaissant les effets du colonialisme et des traumatismes intergénérationnels.

La première étape consiste à former un nombre adéquat d’instructeurs pour répondre à la demande dans les communautés inuites et des Premières Nations. À l’heure actuelle, la CSMC offre des programmes de formation des formateurs partout au Canada. Elle a par ailleurs mis sur pied des communautés de pratique pour les instructeurs afin de créer un milieu favorable pour régler les problèmes et échanger les idées. En date du 31 mars 2017, plus de 200 personnes ont suivi la formation PSSM pour les Inuits et plus de 1 800 celle de PSSM pour les Premières Nations.

La CSMC tient à ce que l’humilité culturelle et le respect mutuel viennent éclairer le développement de tous ses projets à l’avenir. Une occasion sans pareil s’offre à nous de donner l’exemple et de montrer aux autres organisations que la réconciliation est la seule voie possible.

« C’est avec conviction et détermination que la Commission de la santé mentale du Canada a entrepris son parcours sur la route longue et ardue vers le rétablissement. Ce type de leadership repose sur une foule de paroles et de gestes, petits et grands, qui nous permettent d’honorer nos différences, de bâtir des ponts et de trouver un nouveau chemin à suivre à l’avenir. »   Chef Robert Joseph, O.B.C., chef héréditaire de la Première Nation Gwawaenuk et ambassadeur de Réconciliation Canada